enermap
Plateforme cartographique d'aide à la décision énergétique pour les élus locaux.
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Profil hybride UI/UX & Front-End, Je transforme votre vision produit en interfaces performantes, de la conception graphique jusqu'à l'intégration technique.
Fort de 15 ans d'expérience,
je réduis la barrière entre design et développemment.
En structurant des Design Systems évolutifs, j'accélère les cycles de livraison
et la qualité du produit final.

D'abord spécialisé dans la création de plateformes e-commerce en agence, j'ai fait évoluer mon expertise vers un rôle plus transverse en Product Design.
Ma double compétence en UI/UX et en intégration est le fil conducteur de mon parcours : elle me permet de concevoir des interfaces complexes tout en garantissant leur faisabilité technique.
Aujourd'hui Lead Hybride UI/UX dans le secteur géo-numérique, je m'occupe du design des évolutions fonctionnelles d'une solution cartographique métier.
Au-delà de l'opérationnel, mon profil hybride me positionne au centre de la collaboration entre l'UI/UX et le développement. Au quotidien, je structure les bonnes méthodes et les partage aux équipes Design et Front-End afin de fluidifier les processus de production.
Analyse des données actuelles et retours (clients, utilisateur)
pour identifier les points bloquants.
Utilisation de l'IA pour générer et challenger des scénarios utilisateurs,
créer des personas synthétiques et explorer un maximum de pistes créatives.
Design graphique des différents écrans du site, à partir des
données récoltées.
Cartographie de tous les composants réalisés dans un design system.
Intégration fidèle des interfaces (Pixel Perfect). Traduction des Design Systems en Design Tokens et implémentation Front-End assisté par l'IA.
Qu'il s'agisse des besoins utilisateurs ou des contraintes de l'équipe (PM, développeurs), je m'attache à comprendre les enjeux de chacun pour trouver les solutions les plus justes.
Plateforme cartographique d'aide à la décision énergétique pour les élus locaux.
Plateforme de promotion marketing de la région Île-de-France orientée vers la prise de contact.
Solution d'affichage de données cartographiques pour les collectivités et acteurs du territoire.
Concevoir et livrer en 4 mois une plateforme cartographique d'aide à la décision énergétique pour les élus locaux, du Figma au code intégré, avec l'IA comme co-pilote.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Produit | EnerMap — plateforme web publique d'aide à la décision énergétique |
| Commanditaire | ENGIE (Direction des Relations Parlementaires & Territoires) + SIRADEL |
| Pour qui | Élus locaux, EPCI, communes — secondairement business developers ENGIE |
| Mon rôle | Lead UI/UX & Intégration Front-End |
| Équipe | ~8 personnes — Head of Design, Chef de projet, 1 dev back, 1 dev back/front, 3-4 data engineers, moi |
| Stack | Figma · MCP Figma → Code · Angular · Tailwind · IA (Claude / UX Pilot) |
| Timeline | Octobre 2025 → Janvier 2026 (≈ 4 mois) |
| Couverture | Toutes les communes de France |
| Live | enermap.engie.fr |
À l'approche des élections municipales, les communes définissent leur feuille de route énergétique pour les 6 années à venir.
Mais entre la complexité réglementaire (PCAET, SRADDET, SCoT, PLUi…), la diversité des sources d'énergie, et la pression climatique, les élus n'ont pas d'outil simple pour objectiver leurs choix.
Côté société : 81 % des Français sont favorables à l'installation d'infrastructures ENR près de chez eux, 68 % souhaitent une accélération sur les 5 prochaines années (étude IFOP/ENGIE, mai 2025).
La complexité du brief tenait dans une triple exigence :
Note honnête
Les artefacts ci-dessous (personas, parcours, questions d'entretien) sont une reconstitution a posteriori pour formaliser la démarche. Sur le projet, l'expression du besoin a été conduite de manière itérative entre le commanditaire (ENGIE), SIRADEL et l'agence éditoriale Ekno. Je n'ai pas conduit d'entretiens utilisateurs en propre.

Hélène, 52 ans, Adjointe à la Transition Écologique

Marc, 38 ans, Business Developer ENGIE Régions
Questions d'entretien hypothétiques
Si on avait pu interroger une dizaine d'élu·es en amont, voici les questions que j'aurais posées :
User journey simplifié

→ Hélène cherche « ma commune ENR » sur Google, atterrit sur EnerMap

→ Lit la page « Comprendre » pour saisir le rôle des collectivités

→ Tape le nom de sa commune dans la barre de recherche

→ Vue générale : impact climatique + potentiel par type d'énergie

→ Clique sur « Potentiel solaire » pour voir la carte des zones éligibles

→ Capture d'écran ou URL envoyée à son équipe / au DGS
C'est le cœur de mon apport sur ce projet et la raison pour laquelle on a tenu les délais. J'ai pu efectuer la basscule entre design et code, en intégrant directement les designs et composants à partir des frames Figma, avec l'IA comme co-pilote .




boucles courtes (itérations)

Le site a pu être présenté au Salon des Maires alors qu'il était encore en développement. Des élus se sont baladés iPad à la main pour le montrer à leurs pairs — ce qui a accéléré la viralité institutionnelle et débouché sur une présentation au COMEX ENGIE.
J'ai retenu trois décisions qui me semblent les plus représentatives du travail UX, et qui ont chacune un effet mesurable sur l'usage.
5.1 — Architecture éditorial → outil
Un outil cartographique brut perd un élu non-spécialiste en 30 secondes. Inversement, un site éditorial sans outil ne donne aucune prise pour l'action.
Structurer le parcours en deux temps successifs, matérialisés par les 4 entrées de la home :
| Comprendre | Identifier | Agir | Financer |
|---|---|---|---|
| Pages éditoriales — pédagogie sur le rôle des collectivités | Recherche commune + fiche détaillée | Pages éditoriales — étapes d'un projet | Pages éditoriales — leviers de financement |

L'élu non-formé se rassure d'abord avec l'éditorial, l'élu averti se rend directement sur la barre de recherche. Les deux profils sont servis sans fragmenter l'interface.
5.2 — Search bar en hero, pas de menu
Un visiteur qui arrive sur EnerMap a un nom de commune en tête, pas une intention de navigation.
Placer la barre de recherche au centre du hero, comme premier élément interactif. Pas de menu dropdown, pas de mégamenu. Un autocomplete intelligent (ville / EPCI / code postal) qui résout l'ambiguïté à la volée.

Moins de 2 secondes entre l'arrivée et la première donnée utile. Le menu « Ressources » en haut à droite reste discret pour ceux qui cherchent les pages éditoriales.
5.3 — Code couleur sémantique sur la fiche commune
La fiche d'une commune affiche une vingtaine d'indicateurs (population, climat, potentiels par type d'énergie, surfaces…). Sans hiérarchie visuelle, l'élu décroche.
Un code couleur par famille d'information, posé une fois pour toutes dans le DS, et appliqué de façon cohérente partout :
Vert / turquoise — données contextuelles (population, superficie, surface mobilisable)
Beige — impacts du changement climatique (canicules, nuits tropicales, grêle)
Pêche — leviers d'adaptation (canopée, surface artificialisée, végétalisation)
Blanc — KPIs principaux et indicateurs de méthodologie

Un élu peut scanner la page sans lire les libellés. Le cerveau identifie d'abord les « familles », puis le détail. Et c'est cohérent entre la vue générale et les vues détail (potentiel solaire, éolien, etc.).
Résultats factuels
oct 2025 → janv 2026, ≈ 4 mois
Toutes les communes dès le lancement
Élus naviguant sur iPad, site encore en développement
Projet remonté au plus haut niveau de la direction
Campagne comm. ≈ 150 k€, équivalent au budget de production
Bandeau « première version » revendiqué publiquement sur le live
Trois enseignements
01 — Sur ce projet, la suppression de la frontière design / intégration a été un accélérateur. Il a été possible d'éliminer un cycle entier de boucles dev. Les modifications client passaient de la maquette au code dans la même journée (voire quelques jours pour des retours plus complexes).
02 — L'IA et le MCP changent la nature des tâches design, pas leur valeur. Ce qui devient automatisable (tokens, composants atomiques, base CSS) libère du temps pour ce qui ne l'est pas : comprendre l'utilisateur, arbitrer une hiérarchie d'information, défendre un choix de data viz.
03 — Le DS industrialise des pattern design, mais ne remplace pas les décisions humaines. Code couleur sémantique, équivalences chiffrées (« 164 GWh/an = consommation de 71 930 habitants »), warming stripes — chaque convention visuelle est d'abord une décision éditoriale. Le DS la rend consistante à l'échelle.
Plateforme de biens immobiliers en Île De France pour les
entreprises.
L'objectif: Faire évoluer Smart Implantation vers un site marketing
du territoire, tout en conservant les fonctionnalités essentielles.


| Élément | Détail |
|---|---|
| Produit | Smart Implantation — plateforme de promotion du territoire francilien pour les entreprises qui veulent s'implanter |
| Commanditaire | Région Île-de-France (Île-de-France Smart Services) · L'Institut Paris Region · Medicen · Choose Paris Region |
| Cible métier | Startups et PME industrielles (10-200 personnes) cherchant à s'implanter ou se relocaliser en IDF, sur les filières stratégiques (santé, aéronautique, ENR, mobilité durable, agro-alimentaire…) |
| Mon rôle | UI/UX Designer + Intégration Front-End |
| Équipe | 5 personnes : chef de projet, Head of Design (consultatif), dev front (data binding map), dev ops (déploiement), moi |
| Stack | Figma · MCP Figma → Code · GSAP (motion) · Angular · Tailwind · IA (Claude / UX Pilot) |
| Cadrage amont | Rapport d'expression du besoin (par la société Onepoint, mars 2025) |
| Timeline | Hiver 2025/26 → été 2026 |
| DS | Design System Smart Services / IDF (imposé, avec quelques libertés) |
| Périmètre | Refonte complète d'une plateforme existante en service |
| Site actuel | smartimplantation.smartidf.services |
Smart Implantation est en service depuis 2021. Quatre ans après son lancement, le constat porté par le commanditaire est clair : le service n'a pas atteint ses objectifs de performance et d'adoption. La totalité des entreprises interrogées lors du cadrage le confirment — la plateforme est peu connue, peu utilisée, et perçue comme inadaptée aux besoins du secteur industriel. Sur le plan UX, les frictions s'empilaient :
Ce qu'il y avait






Une étude réalisée par une société externe (Onepoint) a posé trois scénarios :
C'est le scénario 2bis qui a été retenu.
Basculer l'expérience d'un outil utilitaire vers un site marketing du territoire, où l'Île-de-France est valorisée comme 2e territoire industriel européen.
Les trois lignes de tension
Faire valider chaque décision à travers la Région IDF, la Comm IDF et les partenaires (Medicen, Choose Paris Region, Institut Paris Region) aux intérêts parfois divergents.
Basculer d'une logique transactionnelle (« remplis pour mériter de voir ») vers un tunnel de conversion : impression → désir → contact.
Préserver la carte interactive et ses filtres (cœur de la valeur métier) tout en les intégrant dans un parcours plus narratif et plus fluide.
Note honnête
Les personas et le user journey ci-dessous sont une reconstitution a posteriori. Sur le projet, les entretiens utilisateurs ont été conduits par par une société externe (Onepoint)en amont (8 entretiens avec des entrepreneurs et acteurs cibles, restitués dans le rapport de mars 2025). J'ai exploité ces matériaux pour formaliser les personas — je n'ai pas conduit d'entretiens en propre.

Dirigeant·e de startup/PME industrielle (10-50 personnes)

Responsable développement d'une entreprise plus établie (100-200 personnes)
Critères qui pèsent dans la décision
Le cadrage distingue critères « hard » (obligatoires) et critères « soft » (facultatifs). Cette hiérarchisation guide le design de la fiche bien. Quelles sont les données en premier niveau, lesquelles le sont moins.
| Critères « hard » (obligatoires) | Critères « soft » (facultatifs) |
|---|---|
| Prix du loyer et charges · Accessibilité transport (RER/métro) · Capacité technique (hauteur, ICPE) · Modularité · Proximité bassins de vie · Souplesse contractuelle (baux précaires) | Équipements locaux · Environnement urbain · Proximité cluster sectoriel · Visibilité de la zone · Restauration et services (crèches, commerces) |
Questions d'entretien hypothétiques
Si on avait pu interroger une dizaine de décideurs en amont :
User journey simplifié

→ Karim arrive depuis un lien partenaire ou une recherche LinkedIn

→ Zoom monde → IDF — « L'Île-de-France, terre d'industrie et d'innovation »

→ Choisit son secteur d'activité parmi 12 options en grille

→ Affichage des biens en mode cards

→ Affichage des biens su la carte. Clique sur un bien. Affichage panel latéral avec les infos.

→ Voit la section « Des experts qui vous accompagnent » — CTA vers le formulaire

→ Formulaire avec visages réels des experts Région IDF — rassurance et mise en relation en un seul écran
Le périmètre fonctionnel et la stratégie produit ont été cadrés en amont par Onepoint (scénario 2bis retenu). Mon rôle commence quand ce périmètre doit devenir interface — du choix des composants à l'intégration Angular/Tailwind, sans rupture entre design et code, et avec un rôle de facilitateur entre le commanditaire et l'équipe technique sur un projet à acteurs multiples.
Un Design System imposé
Le DS Smart Services / IDF était non-négociable : composants, couleurs et typographie définis par la Région. Loin d'être une contrainte pure, il a structuré chaque choix UI et garanti la cohérence avec l'écosystème applicatif francilien — sans avoir à rouvrir le débat sur chaque détail visuel.

Itérations rapides avec UX Pilot, affinement dans Figma
Sur les sections complexes (carte + filtres, fiche bien), UX Pilot permettait de générer 2-3 directions en quelques minutes. Le commanditaire tranchait sur du concret plutôt que sur une description orale. Chaque direction validée était ensuite retravaillée dans Figma — avec création des nouveaux composants quand nécessaires — pour le design définitif, plus abouti et pixel-perfect.

Du design a l'intégration grace au MCP figma et à Claude Code




Très peu de retours négatifs malgré la pluralité d'acteurs aux intérêts divergents. Sur un projet institutionnel avec Région + Comm + partenaires, c'est loin d'être évident. Les itérations courtes ont permis aux décisions de se prendre vite, sans bloquer sur des arbitrages politiques.
Trois décisions qui ne sont pas des évidences et posaient un dilemme réel. Voici comment j'ai tranché, et ce que ça a changé concrètement.
5.1 — Faire perdre moins de 1 minute au visiteur pour gagner son attention
Faire patienter moins de 1 minute à l'arrivée sur le site va à l'encontre des règles UX habituelles.
Mais sans accroche visuelle, le site reste un outil que l'on traverse et que l'on quitte rapidement.
Or la cible inclut des investisseurs étrangers pour qui l'IDF n'est pas encore une évidence « foncier trop cher, écosystème industriel peu visible ».
Assumer le délai d'entrée, mais le transformer en valeur ajoutée. Le storytelling animé ave la librairieGSAP zoome monde → Europe → France → IDF en moins de 1 minute.
À la fin de l'animation, le visiteur est déjà dans la carte — pas devant un configurateur interminable comme sur l'ancienne verion. Ces étapes de scroll rapide deviennent l'investissement qui bascule l'impression de « site outil » vers « site marketing ».
On laisse malgré tout la possibilité à l'utilisateur de passer l'animation.
C'est aussi la section où l'ensemble IA + MCP Figma a le plus été utile.
Validation visuelle accéléréée avec la Comm IDF plutôt que des semaines de débats sur des maquettes statiques.
Le storytelling est devenu un argument de validation politique autant qu'un choix UX.

5.2 — Garder la carte sous les yeux, du premier au dernier clic
Sur l'ancien site, deux philosophies cohabitent et sont en conflits : un système de filtres en amont (5 étapes avant de voir les biens), et un moteur de recherche qui nous sort de la carte dès que l'on clique sur une annonce.
Où placer le curseur ?
Un compromis en deux temps: choix du secteur d'activité (grille de 12 cards), puis arrivée directe sur la carte avec tous les biens du secteur.
Les filtres restent latéraux et optionnels.
Et surtout : la fiche bien ne sort jamais du contexte. Elle s'ouvre en panel à l'intérieur de l'interface map + filtres.
La carte cesse d'être un écran terminal pour devenir le centre de gravité de l'expérience.
La logique passe de « remplissez ces formulaires pour mériter de voir les biens » à « voici les biens, dites-nous comment nous pouvons vous aider à choisir ».

5.3 — Prendre parti pour l'humain dans un contexte institutionnel
Un site de la Région IDF est par nature institutionnel — neutralité, services, formulaires, footer générique. Y faire apparaître des visages de l'équipe avec prénoms et fonctions, c'est rompre avec un certain conformisme.
Et donc risquer un retour client du type « trop personnel, pas assez officiel ». D'autant que les entretiens pointent un besoin clair : « mieux valoriser le rôle de la Région dans la mise en relation avec les territoires et son dispositif d'accompagnement aux entreprises ».
Intégrer les visages réels de l'équipe Région IDF — prénoms, fonctions, photos — directement dans le formulaire de contact.
Pas une section à part : la prise de contact est le moment humain.
La prise de contact devient l'aboutissement naturel du parcours, et non une décisions contrainte en fin de parcours.
Le retour client a été positif, montrant qu'un site institutionnel ne veut pas dire impersonnel, et que la confiance se gagne aussi par les visages.

Résultats factuels
Maquette V3 montée, livraison imminente
Région, Comm IDF, Institut Paris Region, Medicen, Choose Paris Region
Storytelling GSAP validé par la Comm IDF en quelques jours via IA/MCP
2 entrées → 1 narration, fiche bien dans le contexte, parcours marketing reconstitué
Niveau de satisfaction élevé dès les premières itérations sur un projet institutionnel complexe
Refonte conçue dès le départ pour adresser les 13 critères RGAA non-conformes et alléger l'empreinte RGESN de l'ancien site
Refonte intégrée dans l'écosystème graphique Smart Services IDF sans rupture
Trois enseignements
01 — Une maquette cliquable vaut mieux qu'un slide. Présenter une version interactive à des étapes préliminaires du projet court-circuite les arbitrages politiques. Les acteurs ne discutent plus de principes abstraits, ils réagissent à du concret.
02 — La carte n'est pas un écran, c'est l'interface principale. Penser un outil cartographique comme un environnement qui contient tout (filtres latéraux, fiches en panel, accompagnement humain), et pas comme un écran de résultats, change la nature de toutes les décisions UX en aval.
03 — Un cadrage solide en amont libère le design. Le rapport de la société Onepoint avait fait le travail dur : 8 entretiens, benchmark concurrentiel, audits RGAA et RGESN, arbitrage entre 3 scénarios stratégiques. Quand le périmètre arrive verrouillé, le design peut se concentrer sur sa vraie valeur ajoutée : traduire en interface, pas redébattre du quoi.
Plateforme web cartographique collaborative — un jumeau
numérique de territoire qui sert deux publics opposés : les
préparateurs experts de Siradel et les consommateurs finaux
(collectivités, industriels).
Trois ans à porter la cohérence UI/UX, construire un design system
adaptatif et préparer ses fondations pour son ouverture open source.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Produit | SCE Web (Smart City Explorer) — plateforme web cartographique collaborative pour jumeau numérique de territoire |
| Éditeur | SIRADEL (ex-filiale ENGIE) |
| Cible métier | Préparateurs experts internes (équipes Siradel : data, SIG, métier) + consommateurs externes (collectivités, industriels — Angers, Val Dauphine, ex-Monaco…) + contributeurs externes (écosystème open source) |
| Mon rôle | Lead UI/UX & Intégration Front-End |
| Équipe | PO + Directeur Technique & Innovation + 2 devs front + 1 dev back + moi |
| Stack | Figma · MCP Figma · Angular · SCSS custom (ex-Bootstrap) · IA (Claude) · Figma console |
| Timeline | Août 2022 → 2026 (en cours) |
| Design System | Hérité (pseudo-DS Figma + Bootstrap) en 2022 → DS tokenisé et autonome en 2026 |
| Périmètre | Refonte progressive du DS sur 3 ans + design des évolutions produit en continu + préparation des fondations open source |
| Différenciateurs | Moteur 3D propriétaire Horizon · narration sur carte · import multi-formats · déploiement SaaS ou on-premise |
Un positionnement entre expert et grand public, sur un marché tenu par des acteurs bien établis.

SCE évolue sur un marché dominé par ArcGIS (Esri, leader expert), Felt et Carto (entrants grand public, collaboration native), Mapbox Studio (puissance technique pour développeurs).
SCE assume un positionnement entre ces deux mondes : apporter la puissance cartographique (jumeau numérique 3D, dashboards analytiques, narration territoriale) avec une accessibilité pour des non-experts SIG.
La vocation : rendre la donnée territoriale utilisable par le plus grand nombre.
Trois lignes directrices qui ont structuré 3 ans de travail
Le PO vise un outil « simple à utiliser » pour des opérationnels métier. Le Directeur Technique vise une plateforme assez puissante pour une communauté de techniciens (et demain des contributeurs OSS).
Deux publics structurellement opposés, une seule UI.
Le DS hérité repose sur Bootstrap + Angular + un pseudo-système Figma.
Trois ans pour le faire évoluer sans casser ce qui fonctionne, tout en intégrant les évolutions commandées par le PO en parallèle.
En 2026, la nouvelle direction veut mieux promouvoir le produit. Cela passe par la mise en open source d'une partie de SCE et de son écosystème.
Les fondations UI/UX doivent être assez solides pour porter cette évolution.
Note honnête
Les personas et le user journey ci-dessous sont partiellement une reconstitution a posteriori à partir des retours du PO et du Directeur Technique. Sur SCE, l'organisation produit n'a pas inclus d'entretiens utilisateurs systématiques — les besoins remontent par le PO, les préparateurs, les démos commerciales et les retours d'appels d'offres.

Anne-Claire, data engineer / SIGiste, équipe Siradel

Marc, chargé de communication, territoire Île-de-France
User journey simplifié — Préparateur (Siradel)
→ Données client
→ Stylisation des cartes
→ Dashboards + 3D Horizon
→ Narration territoire
→ Instance dédiée client
User journey simplifié — Consommateur (client final)
→ Lien partagé par Siradel
→ Cartes, dashboards préparés
→ 2D / 3D / narration
→ URL, embed, QR code
→ Décision interne / publication
C'est le cœur de mon apport sur SCE. Mon profil hybride UI/UX + Intégration Front-End assure la transition design et code, et l'IA est venue, à partir de 2024, en redistribuer les cartes.
Le workflow construit progressivement sur 3 ans
Ce que ça a changé concrètement

J'ai pu continuer à livrer les évolutions tout en refactorisant le CSS en parallèle, sans bloquer le produit ni l'équipe.
« Le rôle de Nicolas a été important afin de maintenir l'UI et l'UX de SCE Web au fur et à mesure des évolutions. La mise en place d'un design system plus robuste suite au départ du designer qu'il a remplacé a permis de renforcer la cohérence visuelle du produit, tout en facilitant l'intégration des fonctionnalités et la collaboration avec les équipes de développement. »
Anthony — Directeur Technique & Innovation, Siradel
trois décisions qui ont permis de gagner en souplesse côté préparateur de carte comme côté utilisateur final.
5.1 — Deux affichages comme réponse à la double cible


SCE doit servir dans une seule interface web un préparateur expert (équipe Siradel ou client power-user, sessions longues, multi-écrans) et un consommateur final (élu, chargé de communication, parfois sur tablette en conseil municipal).
La concurrence sépare en deux applications distinctes (ArcGIS Pro vs ArcGIS Online).
SCE tient les deux dans une seule. Plus efficace côté équipe, mais nettement plus dur à designer.
Deux modes assumés dans la même UI : édition haute densité pour le préparateur, publication épurée pour le consommateur.
Côté publication, conception avec le product owner de 4 presets visuels — choisis en un clic :
Le préparateur n'a pas à reconstruire l'affichage à chaque fois.
Le consommateur reçoit une vue claire, sans héritage de l'UI admin.
Le préparateur arrête de sortir du produit pour assembler ce que le produit a lui-même produit.
Et l'UI admin devient utilisable par certains clients avancés — ce qui n'était pas viable avant la refonte du DS.
5.2 — La légende interactive native


Pour inclure la légende d'une carte dans un dashboard, il fallait créer des conditions d'affichage manuelles — un travail contraignant qui poussait à tout afficher pour s'épargner la complexité.
Sur un produit qui se veut accessible, c'est un signal frustrant que les briques sont encore trop complexes entre elles.
Un composant légende natif qui se branche directement — on choisit ce que l'on veut afficher, avec une UI propre des deux côtés : édition et publication.
Le consommateur reçoit une vue claire, sans héritage visuel de l'UI admin. Le préparateur arrête de sortir du produit pour assembler ce que le produit a lui-même produit.
L'UI admin devient utilisable par certains clients avancés (chargement de fichiers, création de dashboards) — ce qui n'était pas viable avant la refonte du DS.
5.3 — Les axes de Navigation, pivot du dialogue carte ↔ widgets
Dans la plupart des produits cartographiques, la carte et les widgets statistiques (camemberts, histogrammes, KPIs) cohabitent sans se parler.
Filtrer la carte ne filtre pas les widgets, et inversement. ArcGIS Dashboards, Carto, Tableau — tous ont ce point dur.
Les axes de Navigation — une barre de filtres unifiée qui pilote simultanément la carte et tous les widgets du dashboard. Click → mise à jour live partout, en même temps.
Conçus comme composants du DS, ils s'adaptent au contexte (sélecteur d'attributs, date picker, multi-valeur).
Le préparateur arrête de paramétrer 30 filtres dans 30 widgets — un axe pilote tout. Le consommateur explore en cliquant, sans rien apprendre.
Et c'est un argument concret en démo ou appel d'offres : « voici l'impact projeté du projet sur le quartier, filtré par usage ». SCE devient un système où les composants se parlent.
« Nicolas m'a permis de traduire rapidement ma vision produit en visuels et parcours utilisateur. Je matérialise une idée rapide sur Figma et Nicolas la reprend pour l'enrichir et la mettre au propre. Sa réactivité nous a permis de sortir des évolutions nécessaires à certains appels d'offres dans les temps. Pouvoir intégrer ses designs dans la solution a aussi permis de cleaner l'UI des développements bruts. »
Antoine — Product Owner SCE Web, Siradel
Résultats factuels
Pseudo-DS hérité → DS tokenisé, autonome, sans dépendance framework
Depuis 2025 — console propre, classes CSS custom, DS élastique
Validé par le PO comme canal d'impact business direct (appels d'offres)
L'UI n'a pas dérivé malgré ~35 évolutions livrées sur la durée
Pas de relais design/intégration, cleanup UI continu des développements bruts
DS OSS reconstruit en 2026 avec workflow inversé Claude → Figma
Trois enseignements
01 — Sur un produit niche, le designer fait de la supervision et de l'orchestration. Le travail consiste à empêcher la dérive, à maintenir la qualité au fil des évolutions. C'est rarement visible, mais c'est ce qui rend possible la phase commerciale suivante.
02 — Le profil hybride se justifie sur les produits où on ne veut pas multiplier les relais. L'équipe est compacte (5 personnes). Le profil hybride compresse design → handoff → intégration et permet à un PO de transformer une idée en évolution shippée dans le mois — quand l'appel d'offres l'exige.
03 — L'IA ne remplace pas, elle reconfigure ce qu'on fait. En 2022, j'aurais traîné Bootstrap deux ans de plus. En 2025, je l'ai cassé parce que l'IA absorbait la partie mécanique. En 2026, je ne dessine plus mon DS : je le prompt et je valide. Le rôle se déplace vers l'édition des prompts, l'arbitrage qualité et le maintien du système.
Le rachat récent de Siradel apporte une dynamique nouvelle : la direction souhaite investir sur SCE et mieux le promouvoir. L'ouverture open source d'une partie de l'écosystème est en construction — créer une communauté technique autour du produit, et utiliser le SaaS commercial comme modèle de monétisation des besoins avancés.
Création des sites open source de l’écosystème SCE avec un DS automatisé par IA

Pour le DS de l’écosystème open source, Claude génère les tokens et composants en autonomie, puis remplit Figma comme rendu visuel.
Côté code, je lui fais faire quelques ajustements suite aux retours développeur : rendre les composants plus facilement éditables avec un système de slots. Cela permet d’avoir une customisation plus poussée sans avoir à en recréer de nouveaux.
L'importance des fichiers .md
Je crée un fichier claude.md pour lui faire éviter
les erreurs les plus courantes (valeurs hard-codées, application
des classes Tailwind avec @apply dans le CSS, structuration
des composants…) et je le fais compléter au fur et à mesure de
l’avancement.
Application de skills dédiés pour optimiser le code (avant relecture par un développeur) et pour l’accessibilité WCAG (avant tests par l’équipe assurance qualité).
Un fichier design.md capture les décisions visuelles :
tokens actifs, guidelines par composant, choix typographiques
et règles de spacing. Il sert de source de vérité pour que Claude
maintienne la cohérence Figma → code sans dériver au
fil des itérations.



Le bénéfice
« Ce travail prendra encore plus de sens avec le passage de SCE en open source, en livrant un produit avec des fondations UI/UX déjà bien établies. »
Anthony — Directeur Technique & Innovation, Siradel
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N'hésitez pas
à me contacter, je serai ravi d'échanger avec vous.